Sous la Croix du Sud

Sous la Croix du Sud

Dix-septième jour de l’Avent

décembre 15th, 2009

Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris.

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu.

Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

Psaume 33, 7, 16, 18, 23

Bienheureuse Mary McKillop

bientôt peut-être encore plus heureuse…

Vêpres du lundi

décembre 15th, 2008

Nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance qui le rend capable aussi de tout dominer.

Epître de Saint Paul aux Philippiens, 3, 20-21

 

Lectures - Prière de midi

décembre 15th, 2008

“Venez, montons à la montagne du Seigneur”

Durant le temps de l’Avent, une expression revient souvent : la montagne du Seigneur.
“Venez, montons à la montagne du Seigneur”
“Je les conduirai à ma montagne sainte”.
Pourquoi ce choix pour parler du lieu où réside le Seigneur ?
Bien sûr, Jérusalem est sur le mont Sion, mais surtout la montagne est une belle parabole, car elle est le lieu où l’on peut rencontrer le Seigneur.

 Si vous avez fait un peu d’excursion en montagne, vous savez certainement que le repère du passage des 3000 mètres est l’absence d’arbres. En altitude, la végétation est rase et disparaît même totalement quand on arrive aux neiges éternelles.
De même, quand j’élève mon âme vers le Seigneur, les objets de mes distractions, de mes préoccupations, de mes dispersions prennent moins d’importance : Dieu seul suffit.

En altitude, également, le soleil “tape” plus fort : la couche atmosphérique étant moins épaisse, les rayons du soleil m’atteignent plus directement.
Nous sommes invités à monter à la montagne du Seigneur, à ôter toutes ces épaisseurs qui nous séparent de lui. Approchons-nous en toute sécurité, Dieu plus proche nous brûlera au feu de son Amour. Mais “Si tu passes par le feu, il ne te détruira pas”.

Monter sur une montagne n’est jamais facile. Il faut persévérer, endurer la pluie, le vent, affronter les passages délicats. Parfois on peine longuement, ne voyant que de la roche : sous les pieds, de la caillasse, devant soi de la pierre. Mais au détour d’un rocher, soudain un panorama immense s’ouvre devant nos yeux et nous découvrons avec émerveillement une vallée splendide.
Il en est de même dans la vie spirituelle ; parfois nous sommes dans l’ombre, nous peinons sur un chemin difficile, nous demandant à quoi sert d’avancer encore. Dieu lui-même ne nous aurait-il pas abandonnés ? Ce chemin nous mène-t-il réellement quelque part ? Puis soudain la lumière éclate. De nouveaux horizons s’ouvrent. Nous comprenons alors que ce chemin ardu avait un sens.

Il est bien rare, en montagne, que nous inaugurions des voies. Le commun des mortels suit des chemins balisés, passe les parois grâce à des pitons déjà posés par des prédécesseurs.
Dans notre vie spirituelle, les saints, les témoins, ou parfois plus visiblement nos parents, ou certains éducateurs nous précèdent.
Sachons mettre nos pas dans les leurs et même acceptons de nous mettre en cordée, surtout lorsque nous n’arrivons plus à marcher.
Venez, montons ensemble à la montagne du Seigneur !

La montagne est aussi un lieu de vérité. On ne peut plus tricher avec ses limites, on ne peut même plus se les cacher à soi-même.
Dans la rencontre avec le Seigneur, la vérité sur soi est un passage obligé. Tant que je ne fais pas l’expérience de mes limites, je crois pouvoir me sauver moi-même, à la force de mes poignets, par ma perfection de plus en plus grande. Mais le Seigneur ne peut me sauver tant que je cherche à me perfectionner.

Méditation d’un membre du Foyer de Charité de Tressaint

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Fragment 80

Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous
rappelons le passé ; nous anticipons l’ avenir comme
trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous
rappelons le passé pour l’ arrêter comme trop prompt,
si imprudents que nous errons dans des temps qui ne
sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous
appartient, et si vains que nous songeons à ceux qui
ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul
qui subsiste. C’ est que le présent d’ ordinaire nous
blesse. Nous le cachons à notre vue parce qu’ il nous
afflige, et s’ il nous est agréable nous regrettons de
le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par
l’ avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont
pas en notre puissance pour un temps où nous n’ avons
aucune assurance d’ arriver.

Laudes du lundi

décembre 15th, 2008

Pour l’amour de Sion (medley) - Corinne Lafitte

Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers. Car c’est de Sion que vient la Loi, de Jérusalem la parole du Seigneur.

Livre d’Isaïe, 2, 3






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